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L’Association Jeunesse Anti-Clivage (AJAC) est une organisation de la société civile tchadienne, créée le 1er mars 1992 et autorisée à fonctionner le 22 janvier 1993. Elle œuvre pour une société pacifique, citoyenne, fondée sur le respect de la différence et de la dignité de tous par la lutte contre toutes les formes de discriminations. Elle est apolitique, non confessionnelle et à but non lucratif.

Fondé par Antoine Sougnabé MISSET, l’AJAC a connu une suite ininterrompue d’initiatives, de projets et d’actions grâce à la liberté relative issue de la démocratie naissante sur les cendres de la dictature. Et c’est en partant de simples activités de sensibilisation jusqu’aux créations des représentations locales, que l’AJAC a très vite connu une expansion nationale avec diverses sections : à Moundou, à Sarh, à Koumra, à Doba, Bongor, Guelendeng, Abéché, Mao, Mongo, Ati… ainsi que dans une dizaine d’établissements secondaires de Ndjamena.

Pendant les années 1992 à 2002, les premiers responsables de l’AJAC à majorité juristes étaient animés d’une forte motivation, d’un attachement aux valeurs prônées par l’association, ainsi qu’un désir de traduire dans les faits les droits de l’homme et l’égalité au sein de la société. Ils se sont mis à pied d’œuvre pour lutter contre toutes les formes de discriminations, bravant les aléas climatiques, les distances lointaines, la faim et même la fatigue. Sans moyens financiers et ne disposant que des moyens très rudimentaires, c’est au prix d’énormes sacrifices et d’efforts, que les activités de l’AJAC se réalisaient de jour en jour.

Publiant des communiqués de presse, dénonciations, correspondances, vulgarisations de conventions des droits de l’homme, l’AJAC à très vite multipliés ses activités pour gagner son assise à travers de multiples projets. Ce fut, plus d’une décennie d’années de sensibilisation du public sous diverses formes. 

De Djamaya à Linia en passant par Douguia, l’AJAC nous a gavé de beaux souvenirs, tant de meilleurs moments de joie, que ceux des difficultés et des inquiétudes, mais dont nous en sommes sortis vainqueurs malgré tout. Nous ne perdrons pas de vue la formation du parlement des jeunes à Douguia, suivi de la mise en place à N’Djamena du Parlement des enfants, l’une de nos meilleures réalisations.

Cet historique constitue en quelque ligne l’album résumé de l’AJAC et permet aux uns et aux autres de se rappeler les moments charnières qui ont permis à l’AJAC d’atteindre un rang élevé traduit dans les faits par ses distinctions honorifiques ; et ceci, grâce la conviction et l’espoir portés par les premiers responsables et fondateurs.

L’AJAC s’est construite rapidement, mais a souffert ces dernières années, des manques de financement, manques de ressources humaines bénévoles, manques de disponibilités… Les persécutions soudaines et inattendues de ses leaders par le pouvoir politique n’ont pas permis à l’association d’assurer une bonne relève. Il a fallu donc du temps, pour remobiliser une nouvelle équipe dynamique autour de ce noble idéal.

L’originalité de notre action demeure le défi qui nous tient et que nous devons relever, contrairement aux autres associations des droits de l’homme qui ne sont que les clichés des structures existantes en occident, ou dans les autres pays du monde.  

L’originalité de notre lutte tient toujours et reste d’actualité, du fait qu’elle se base sur nos réalités tchadiennes, sur nos réelles querelles et considérations, sources de division et pour les quels nous ne pourrons nous permettre aucun mutisme. C’est pourquoi, je vous invite à un sursaut d’éveil, permettant de motiver notre jeunesse, afin lutter ensemble pour cette cause que nous défendons.